Les affiches publicitaires inondent l’espace publique. En deçà de nous vendre des produits, elles contribuent à la normalisation d’un mode de vie. Une manière de vivre qui consiste à passer à la caisse afin de pouvoir être heureux ou simplement de passer un bon moment. La publicité véhicule également des valeurs comme l’individualisme (chacun pour soi) ou la consommation ostentatoire qui, finalement font plus de mal que de bien à la société et qui pousse les citoyens à davantage de compétition entre eux. Elle promeut des idéaux qui vont à l’encontre de principes tels que la solidarité ou l’émancipation.

La publicité nous promet un état perpétuel de bonheur grâce à l’achat de leurs produits, or, lorsque nous observons les statistiques réalisées par la Confédération helvétique sur l’usage que font les Suisses des antidépresseurs, nous pouvons apercevoir que leur consommation ne cesse d’augmenter depuis 2007. (source) Nous pouvons constater, qu’après tout, dans un pays comme la Suisse, où la consommation de toutes sortes de biens est extrêmement forte, le bonheur n’est pas toujours accompagné.

La publicité nous promet également de nous accomplir en possédant des objets, souvent peu utiles. Pour être quelqu’un il faudrait posséder un maximum de choses.

Cette même publicité fabrique des envies, des faux-besoins, en éveillant des désirs primaires comme la désirabilité sociale ou le sexe. Ces mêmes envies, nous poussent finalement à davantage de frustration, ce qui nous incite à plus de consommation pour calmer cet inassouvissement.